Il y a quelques années je suis tombé sur le témoignage poignant d'un développeur web qui expliquait avoir travaillé sur le site web promotionnel d'un médicament (hors-France) pour un laboratoire pharmaceutique.

Ce médicament (dont je ne me rappelle ni le nom, ni les effets supposés) était destiné aux adolescentes, et quelques années plus tard, ce médicament a refait surface après avoir été l'objet d'un scandale médical pour avoir causé de lourdes maladies à de nombreuses jeunes filles de l'époque, dont la petite soeur du développeur en question.

Vous imaginez le poids de la culpabilité de ce dernier. Bien qu'il ne soit bien sûr pas directement responsable de la maladie de sa sœur, il le vivait comme tel et son témoignage m'a beaucoup fait réfléchir à l'époque.

Depuis, j'ai toujours regardé à deux fois avant d'accepter de travailler sur un projet, ce qui m'a même amener à refuser de travailler sur un projet en tant que salarié, quitte à risquer d'en subir les conséquences.

Au final, il n'y a eu aucune conséquence et mon refus a été très bien compris.

J'ai même moi aussi travaillé pour un laboratoire pharmaceutique, (même deux en fait), mais en prenant soin à chaque fois de vérifier les tenants et les aboutissants du projet afin d'être sûr de pouvoir me coucher serein sur mes deux oreilles le soir.

J'essaye aujourd'hui d'avoir toujours en tête que nos lignes de codes, bien qu'écrites sur un environnement virtuel, stockées grâce à des électrons sur des machines dont peu d'ingénieurs comprennent le fonctionnement de A à Z peuvent avoir de grandes conséquences, positives comme négatives, sur la vie de personnes bien vivantes et sur le monde réel.

On dit que le diable se cache dans les détails et l'accessibilité, l'inclusivité ou la manière dont les informations sont présentées sur un site peuvent affecter le moral d'un grand nombre de personnes selon la fréquentation de ce dernier.

Bien sûr même lorsque l'on essaye de faire de notre mieux il est possible de faire des erreurs, mais si notre intention est bonne et qu'elle est réfléchie, on est déjà dans la bonne direction.

Je pense qu'il ne faut pas seulement réfléchir au code que l'on est en train d'écrire, mais aussi à pourquoi on a décidé, ou accepté de l'écrire.

Un peu de positif

Comme certains le savent, chaque dimanche soir du confinement se déroule une "Game Jam de la Loose", dont le but est de créé un jeu en 1h. Pour ceux que ça intéresse, voici le lien du discord pour y participer : https://discord.gg/JNkNRh7UHN

Hier soir, j'ai donc créé un jeu calqué sur un entrainement de vitesse de frappe au clavier, avec un ton légèrement décalé pour coller au thème qui était "trou noir".

Screenshot du jeu
https://nicolasbrondin.github.io/hype-type/

Mais en développant le jeu, je me suis rendu compte qu'il était possible de le détourner pour en sortir quelque chose d'encore plus positif, presque auto-thérapeutique.

Ce matin, j'ai donc rapidement travaillé sur cette nouvelle version en espérant, comme j'en parle tout au long de cet article, avoir développé quelque chose qui puisse avoir un impact positif (même minime) sur quelques personnes.

Voici le jeu (l'expérience dure une minute à peine) : https://nicolasbrondin.github.io/hype-type/

N'hésitez pas à le partager avec les gens pour faire passer une bonne journée à tout le monde, et si ça vous intéresse, vous pourrez retrouver le code du jeu en open-source sur Github :

NicolasBrondin/hype-type
Short game where you need to type words as fast as possible. - NicolasBrondin/hype-type
J'espère que cet article vous aura plu, à bientôt sur le blog !

À propos de l'auteur

Hello, je suis Nicolas Brondin-Bernard, ingénieur web indépendant depuis 2015 passionné par le partage de d'expériences et de connaissances.

Aujourd'hui je suis aussi coach pour développeurs web juniors, tu peux me contacter sur nicolas@brondin.com, sur mon site ou devenir membre de ma newsletter pour ne jamais louper le meilleur article de la semaine et être tenu au courant de mes projets !


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